minimalisme mode de vie

Découvrez le minimalisme comme mode de vie

Découvrez le minimalisme comme mode de vie

Depuis un moment déjà, je m’intéresse au minimalisme comme mode de vie. En fait, je n’ai jamais été une personne très attachée aux biens matériels et je n’ai aucun problème à faire du ménage. Par contre comme tout le monde, jeune, j’ai été happé par l’énorme vague de la surconsommation, du crédit et elle a fait de moi une « addict » du matériel, de la dépense rapide et des activités coûteuses.

J’ai souvent consommé des choses en pensant avoir en retour un sentiment de bonheur ou de fierté. Nada. J’ai régulièrement acheté en pensant que tel vêtement ou tel accessoire me donnerait de la valeur ou me ferait sentir d’une certaine manière. Nada. J’ai également voyagé et me suis permis toutes sortes de folies en croyant que cela me rendrait plus intéressante aux yeux des gens. Nada. J’ai même démarré ma compagnie (à crédit) en pensant que j’y trouverais enfin le bonheur. Nada, aucun bonheur à l’horizon. En fait, cela m’apportait un semblant de bonheur l’instant d’un moment, mais il disparaissait aussi vite lorsque je voyais l’état de compte de banque et de mes cartes de crédit.

Bref, à part m’être retrouvée enterrée sous de très lourdes dettes (on parle dans les plusieurs milliers), la consommation et le crédit ne m’ont jamais apporté ce que je croyais. Pire, ils m’ont davantage rendue dépendante, ils ont fait surgir en moi de l’insécurité, du stress financier, de la culpabilité et j’en passe. Chaque fois que je me regardais dans le miroir, je ne voyais pas les belles choses que je m’étais procurées ou l’expérience que m’avaient apportée les voyages, mais une fille triste, anxieuse qui attend impatiemment sa paye. Le problème était à l’intérieur de moi (et dans mon compte de banque) et rien que je n’aurais pu acheter ni faire n’y aurait changé quelque chose.

Puis, il est arrivé ce qui était à prévoir; de mauvaises décisions prises ont fait boule de neige et cette avalanche m’a enterré complètement au point où je n’ai pu m’en sortir cette fois de trop. La vie m’a quand même donné une chance de repartir à zéro, mais je devais repartir sur de nouvelles bases complètement inconnues jusqu’à présent. Je devais changer, autant ce qui était en dedans de moi que ma manière de consommer; de toute manière, ma nouvelle réalité ne me le permettait plus vraiment.

Ma petite sœur m’a recommandé un livre qui a été la première étape de mon changement : En as-tu vraiment besoin, de Pierre-Yves Mcsween ? Ce livre m’a mené à m’intéresser à mouvement du minimalisme et à la « bonne » consommation. Plusieurs heures de recherche sur ce sujet (et de la thérapie évidemment) ont mené à mon nouveau coup de foudre sur cette réalité.

Aujourd’hui, non seulement j’intègre le minimalisme dans mon quotidien avec plaisir, mais j’ai aussi envie d’éduquer les gens sur le sujet pour qu’ils ne reproduisent pas mes erreurs du passé. J’ai surtout envie que tout un chacun un voit à quel point changer son « mindset » sur la consommation amène de la simplicité, de l’équilibre et de la légèreté dans le quotidien.

Donc, je vous présente ici un résumé de cette nouvelle école de pensée. J’espère qu’elle vous apportera autant de bonheur qu’elle a su le faire pour moi.

Bonne lecture !

Qu'est-ce que le minimalisme et pourquoi est-ce un mode de vie ?

Le minimalisme est un mode de vie qui consiste vivre simplement en se débarrassant de tout ce qui est superflu dans votre vie (biens, expériences, dépendances, personnes, croyances, peurs, etc.) pour ne garder que l’essentiel. Bien sûr, l’essentiel est différent pour chacun d’entre nous.

Donc, ce qui vous est essentiel sera peut-être superflu pour une autre personne et vice versa. Devenir minimaliste est une démarche très personnelle puisqu’il faut se questionner sur ce qui est essentiel pour soi. Le minimalisme, c’est généralement d’axer sa vie sur des expériences, de se défaire des liens avec les biens matériels ou toutes choses nocives, de vivre des choses qui vous font grandir en tant que personne. Cela commence généralement par beaucoup d’introspection et un bon ménage en dedans comme en dehors !

En général, les gens associent le minimalisme strictement aux biens matériels, mais selon moi cela va plus loin. Par exemple, pensez à votre entourage. J’ai toujours été la personne qui avait « besoin » d’avoir beaucoup d’amis. Pourquoi ? Je me suis posé la question lors de mon grand ménage. Beaucoup de gens autour de soi signifient beaucoup de responsabilités, d’attentes, plus de chances de décevoir et de ne pas réussir à être tout simplement soi-même. Pour moi, avoir beaucoup d’amis me mettait beaucoup de pression. Une personne m’a un jour dit qu’elle n’avait pas beaucoup d’amis et qu’elle n’en voulait pas de nouveau. Elle n’avait pas beaucoup de temps donc elle préférait avoir peu d’amis, mais leur accorder beaucoup de temps. Au début sa déclaration m’a confuse, car cela allait contre ma manière de penser, mais j’y ai longuement réfléchi. Après en avoir discuté avec elle, j’ai compris et même adhéré à sa manière de voir. Aujourd’hui, je ne me cherche pas de nouveaux amis et je n’ai pas besoin que tout le monde m’aime. Je suis amicale avec tous ceux que je rencontre, mais les amis que j’ai choisi de garder dans mon ménage, je les aime et je les chéris.

Questions fréquemment posés sur le minimalisme et ce mode de vie

Pas nécessairement. Beaucoup de gens associent le minimalisme au désencombrement sa maison, mais cela ne représente qu’une partie de la démarche. Pour devenir minimaliste, il faut faire du tri dans ses objets, ses relations, ses pensées ou encore ses activités. C’est aussi réapprendre à consommer intelligemment et de manière responsable; acheter moins, mais mieux.

Aucunement. C’est une fausse idée du minimalisme qui est malheureusement assez répandue. Cela ne signifie pas vivre comme Séraphin dans un petit appartement sans aucun objet autour de soi et ne jamais dépenser un sou. Être minimaliste, ce n’est pas vivre avec rien, mais vivre avec ce qui nous est essentiel. On se départit de tout ce qui est inutile pour ne garder que ce qui est réellement utile ou qui apporte de la joie. On s’éloigne aussi des obligations pour passer plus de temps avec les gens qu’on aime. C’est la simplicité et l’équilibre qu’on installe dans son quotidien. On met de côté les distractions qui nous apportent des plaisirs éphémères pour se concentrer sur ce qui donne du sens à la vie et nous apporte de la joie, du bonheur.

C’est difficile à dire et différent pour chaque personne. Si je vous posais plutôt les questions suivantes :

  • Est-ce que vous avez le sentiment d’avoir trop d’objets chez vous ?
  • Est-ce que vous vous sentez envahi par tous ces objets ?
  • Avez-vous le sentiment de passer trop de temps à nettoyer et ranger votre maison au lieu de faire des choses qui vous amusent réellement ?
  • Avez-vous du mal à jeter ou donner ?
  • Achetez-vous des objets inutiles, en double ou inutilisés que vous gardez « au cas » ?
  • Vous sentez-vous attachés par des objets ou des relations sans savoir pourquoi ?
  • Est-ce que des objets ou relations vous donnent un sentiment d’obligations ?
  • Est-ce que le fait d’acheter ou de consommer finit par se transformer en stress et en anxiété ?
  • Vous sentez vous enfermé dans des relations insatisfaisantes ?
  • Avez-vous le sentiment de manquer de temps pour faire tout ce que vous avez à faire dans la journée ?
  • Avez-vous le sentiment d’avoir trop d’obligations dans votre vie ?
  • Vous sentez-vous coincé dans votre emploi ou attendez-vous impatiemment vos payes pour rembourser vos dépenses ?
  • Sentez-vous que ces objets ou relations vous empêchent d’avoir des choix ou d’être libre ?

Si vous avez répondu oui à au moins une de ces questions, il y a de grandes chances que le minimalisme vous aide à vous simplifier la vie en supprimant les choses inutiles de votre vie pour laisser la place à ce qui compte vraiment pour vous. C’est ce qui est arrivé pour moi !

C’est un choix à faire et une démarche à adopter. Il faut changer sa façon de faire les choses et de voir la vie. Consulter mon article ici, à ce sujet. Je vous guiderai pas à pas.

Pas du tout. Il ne faut pas confondre ces modes de vie. Ils sont tous des choix différents à faire. Personnellement, je ne suis pas végane.

J’ai un mode de vie plutôt naturel, j’ai remplacé beaucoup de choses par les huiles essentielles, je suis un peu grano, je fais mes produits à la maison et j’essaie d’adopter un mode sans déchets, mais tout cela était mes choix faits indépendamment les uns des autres.

Le minimalisme est un mode de vie qui propose d’apprécier ce qui est essentiel. Si le zéro déchet ou être végane s’inscrit aussi dans votre démarche minimaliste, c’est votre décision.  C’est une démarche plus subjective alors que le zéro déchet est plutôt objectif.

La simplicité volontaire est un concept très large qui met la simplicité au cœur de la vie de chacun en mettant en avant les valeurs familiales, communautaires et écologiques. De manière générale, elle va à l’encontre de toute forme de dépendance à la consommation. Elle prône la maitrise de ses pulsions de consommer, le bannissement de la publicité et du marketing, la suppression du concept des cadeaux, la consommation locale, la préservation de l’environnement, etc.

Donc, les deux concepts se ressemblent beaucoup. Ce qui diffère un peu, c’est l’angle pris. La simplicité volontaire a davantage un angle écologique en encourageant le recyclage, la limitation des déchets, etc. Alors que le minimalisme a vraiment pour but d’aider l’individu à se simplifier la vie et à mettre au centre de celle-ci les valeurs qui comptent pour lui, et qui ne sont pas forcément liées à l’écologie et l’environnement.

Tout cela dépendra de vous. Il s’agit d’abord et avant tout d’une démarche d’introspection personnelle.

Déterminer ce qui est essentiel pour soi semble souvent plus facile qu’il ne l’est réellement. Certaines personnes sont très attachées à leurs biens et ont besoin de ceux-ci pour se créer un sentiment de bonheur ou d’appartenance. D’autres ont du mal à faire le tri dans leurs relations à cause de la culpabilité à s’éloigner de certaines personnes.

Et il y en a d’autres qui désencombrent leur maison, mais ne peuvent pas s’empêcher de la remplir à nouveau en achetant d’autres trucs inutiles puisqu’ils n’ont pas été voir ce qui résonnait à l’intérieur d’eux.

Personnellement, j’ai rencontré plusieurs difficultés, dont celle de ne pas utiliser automatiquement le crédit lorsque j’avais une impulsion d’acheter ou d’attendre avant de me procurer quelque chose que mon budget ne me permettait pas d’avoir sur-le-champ. Au bout du compte, lorsque j’ai décidé d’être sérieuse avec ma démarche, j’ai assumé mes choix et le minimalisme s’est installé de plus en plus naturellement.

Comme n’importe quelles démarches personnelles, on la fait pour soi et non pour les autres. Il est normal et même assez fréquent d’être confronté au non-désir du conjoint de nous suivre dans cette démarche. Cela va peut-être même engendrer quelques frictions dans votre couple.

Personnellement, mon conjoint n’a pas adopté cette manière de vivre et j’ai envie de vous dire que c’est correct aussi. N’essayez pas de changer quelqu’un et de lui faire des reproches. Cela ne mènera à rien. Au lieu de chercher à convaincre votre conjoint, focalisez-vous plutôt sur votre voyage personnel vers le minimalisme.

Épanouissez-vous dans ce mode de vie, devenez un exemple des bienfaits du minimalisme et laissez du temps à votre conjoint. S’il voit que vous être plus heureux avec moins, votre exemple lui parlera davantage que si vous essayez de lui marteler vos nouvelles décisions. C’est la même chose si vous sentez le jugement des autres à votre égard.

Le minimalisme consiste également à changer votre manière de consommer, d’établir votre budget et vos priorités.

Personnellement, avant chacune de mes dépenses, je me demande si j’en ai réellement de besoin et ce que cet achat résonne en moi. La réponse (même si ce n’est pas celle que je voudrais) est souvent la bonne. Je me demande aussi si j’ai quelque chose à la maison qui pourrait être utilisée pour pallier à mon besoin. En général, la réponse est oui.

Pour m’aider, j’ai fait cette démarche qui s’est trouvée est très efficace :

  • J’ai détruit la plupart de mes cartes de crédit et j’en ai gardé une pour les urgences (les vraies) et je garde mon solde à 0 en tout temps.
  • J’ai une carte de crédit prépayée Visa Desjardins pour les achats que je dois faire avec une carte de crédit (mais elle fonctionne comme une carte de débit donc je dépense l’argent que j’ai).
  • J’ai un budget serré que je réévalue mensuellement.
  • J’ai plusieurs comptes en banque pour mes différents postes de dépense.
  • Je sors en argent comptant ce que j’ai par semaine pour dépenser pour mon propre plaisir (achats, sorties, etc.). Quand mon portefeuille est vide, c’est terminé pour la semaine. Donc, je fais attention à chacun des dollars que j’y sors.
  • Chaque dépense plus importante (comme un voyage) est planifiée sur une longue période.
  • J’ai ouvert un compte de courtage pour investir mes économies. Puisqu’il devient plus compliqué d’utiliser mes économies pour dépenser (car pas facilement accessible), je ne les dépense plus.
  • J’ai un conseiller en placement qui administre mes REER et mes investissements.
  • Je ne vais pas dans les magasins et si j’y vais, je me fais une liste avant de partir et je ne m’assure que d’acheter ce qui est sur cette liste.
  • Je dis non quand je ne peux pas même si cela déplait (ce qui m’a demandé beaucoup de travail).
  • J’ai en banque une liste d’activité gratuite ou peu coûteuse à suggérer en tout temps.

Si vous désencombrez votre maison à chaque saison, le problème ne vient pas de vos affaires, mais de vos habitudes. Avant d’acheter un objet, posez-vous la question suivante : « en ai-je réellement de besoin? » et soyez honnête avec votre réponse. Il y a une bonne différence entre désirer et avoir besoin. Cela ne veut pas dire non plus d’être austère. Il va arriver que vous dépensiez pour des folies. Par contre, si cela arrive régulièrement, ce n’est plus une folie, mais une habitude de consommation. Avant d’acheter quelque chose qui n’est pas un besoin, je me suis donné comme défi d’attendre 1 mois. Si dans un mois, je le désire encore fortement et que mon budget me le permet alors je l’achète. Je vous dirais que souvent, une semaine plus tard je n’y pense même plus.

Pour moi, cette question a été la plus difficile dans mon chemin vers l’épuration de mes possessions. J’avais beaucoup de choses qui pouvaient me resservir à un moment ou un autre. Par contre, je me suis posé les deux questions suivantes quand je triais :

« À quand remonte la dernière utilisation? ».

Si cela faisait plus d’un an et que j’avais eu l’occasion de m’en servir, mais je ne l’avais pas fait, il faut croire que j’avais trouvé une alternative qui remplaçait ou que cela n’avait pas autant d’utilité que je le pensais.

« Je le garde au cas où… mais au cas où quoi?»

Souvent, je n’étais pas capable de trouver une réponse. Et si je me retrouve dans une situation où j’en ai finalement réellement de besoin, je vais aller m’acheter ce qui me manque et je vais porter attention à ce que j’achète pour que ce soit durable à long terme et que ça me plaise à travers les années.

Ce n’est pas du tout une question de nombre, mais une question d’utilité. Il va de soi que moi, maman et propriétaire d’une maison en campagne, j’ai probablement plus de choses qu’une personne célibataire vivant dans un petit appartement. La question à se poser est plutôt est-ce que je me sers vraiment de tout ce que je possède ? Si la réponse est oui, bien voilà !

En terminant sur le minimalisme en tant que mode de vie...

Maintenant que vous connaissez les bases de ce mode de vie qu’est le minimalisme, si vous sentez que vous êtes mûr pour cette démarche, pourquoi ne pas lui donner une chance.

Débarrassez-vous du superflu, achetez en pleine conscience et faites place à l’essentiel. Choisissez une vie empreinte de liberté, de simplicité et de liberté où vivre avec moins sera vivre mieux. Reprenez le contrôle de vos possessions; ne laissez pas vos possessions vous contrôler. Sur ce, bon ménage !

Amitié, Laurie ♥

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Elle livre ses trucs et astuces pour parvenir à respecter l’environnement en consommant de manière responsable.

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